Thomas Robert Malthus (1766-1834, son portrait par John Linnell ci-contre) est un pasteur anglican et économiste anglais. Son nom est associé à une doctrine appelée malthusianisme.
Malthus était convaincu de "la tendance constante qui se manifeste dans tous les êtres vivants à accroître leur espèce plus que ne le comporte la quantité de nourriture qui est à leur portée."
Malthus était convaincu de "la tendance constante qui se manifeste dans tous les êtres vivants à accroître leur espèce plus que ne le comporte la quantité de nourriture qui est à leur portée."Par conséquent, il craint la surpopulation de la planète qui entrainerait une insuffisance des ressources disponibles et souhaite une limitation des naissances par la châsteté et le recul de l'âge du mariage, donc essentiellement par une contrainte morale. Lui-même pasteur, il n'admet en effet pas l'utilisation de méthodes contraceptives.
C'est ce qu'il expose anonymement dans son fameux Essai sur le principe de population (An Essay on the Principle of Population) paru en 1798. Il est persuadé qu'une population plus nombreuse, vivrait dans la misère. Il n'est pas convaincu que le progrès, notamment dans l'agriculture, permette de produire de nouvelles ressources. Malthus ne considère pas non plus l'émigration comme une solution.
Il pense qu'il faut limiter la natalité, en particulier chez les pauvres pour "éviter la procréation de ceux qui ne peuvent produire". Cet aspect de sa pensée lui sera ensuite vivement reproché. Il pense également que l'aide publique à la pauvreté qui ne fait selon lui que la partager, doit être remplacée par la seule charité privée. En ce sens il est profondément libéral. Le peuple doit selon lui comprendre qu'il se cause lui-même des souffrances et ne doit pas réclamer de quoi se nourrir si son travail ne peut lui en fournir le moyen.
A l'époque de Malthus, le taux de mortalité en Angleterre est déjà bien inférieur au taux de natalité, signe que le Royaume est déjà dans la première phase de sa transition démographique. Au début du XIXème siècle, le taux de natalité en Angleterre et au Pays de Galles est supérieur à 40%O tandis que le taux de mortalité est déjà inférieur à 30%O. L'accroissement naturel qui en résulte est donc très important. Malthus semble avoir assez peu de succès... Il faut attendre les années 1880 pour voir la natalité anglaise entamer son déclin et passer sous la barre des 30%O en 1900 (le taux de mortalité est alors à moins de 20%O).
Malthus n'a donc pas vu venir l'industrialisation, l'augmentation de la production agricole, l'émigration de nombreux Européens et la baisse de la natalité qui ont finalement permis d'éviter la misère générale qu'il prévoyait. Son oeuvre n'a néanmoins pas cessée d'être discutée depuis plus de deux siècles, pour être critiquée ou encensée. L'épuisement d'une des ressources à la base de la deuxième industrialisation, le pétrole, redonnant une certaine actualité à ses préoccupations. D'autant plus que si la population européenne a cessé de croître au même rythme qu'au début du XIXème siècle, la population des autres continents connait une très forte augmentation qui a débuté dans la deuxième moitié du XXème siècle.
C'est ce qu'il expose anonymement dans son fameux Essai sur le principe de population (An Essay on the Principle of Population) paru en 1798. Il est persuadé qu'une population plus nombreuse, vivrait dans la misère. Il n'est pas convaincu que le progrès, notamment dans l'agriculture, permette de produire de nouvelles ressources. Malthus ne considère pas non plus l'émigration comme une solution.
Il pense qu'il faut limiter la natalité, en particulier chez les pauvres pour "éviter la procréation de ceux qui ne peuvent produire". Cet aspect de sa pensée lui sera ensuite vivement reproché. Il pense également que l'aide publique à la pauvreté qui ne fait selon lui que la partager, doit être remplacée par la seule charité privée. En ce sens il est profondément libéral. Le peuple doit selon lui comprendre qu'il se cause lui-même des souffrances et ne doit pas réclamer de quoi se nourrir si son travail ne peut lui en fournir le moyen.
Malthus n'a donc pas vu venir l'industrialisation, l'augmentation de la production agricole, l'émigration de nombreux Européens et la baisse de la natalité qui ont finalement permis d'éviter la misère générale qu'il prévoyait. Son oeuvre n'a néanmoins pas cessée d'être discutée depuis plus de deux siècles, pour être critiquée ou encensée. L'épuisement d'une des ressources à la base de la deuxième industrialisation, le pétrole, redonnant une certaine actualité à ses préoccupations. D'autant plus que si la population européenne a cessé de croître au même rythme qu'au début du XIXème siècle, la population des autres continents connait une très forte augmentation qui a débuté dans la deuxième moitié du XXème siècle.
[Le livre parait avant même le premier recensement effectué en Angleterre, celui de 1801. Mais une deuxième édition, en 1803, comporte des changements importants.]
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